Interview Vaucluse Verde : rencontre avec Aurélien dans le Vaucluse
Aujourd’hui, direction le Vaucluse pour cette interview Vaucluse Verde, à la rencontre d’Aurélien, une figure passionnée qui incarne avec sincérité l’amour du chanvre bien travaillé.
Après avoir eu la chance de croiser Aurélien lors de la Cannagrie, l’image que je m’étais construite de lui à travers nos échanges virtuels s’est confirmée dans le réel : une très belle rencontre, authentique, simple et profondément humaine.
Derrière Vaucluse Verde, on découvre un véritable amoureux de notre plante, un passionné animé par le respect du végétal, le goût du travail bien fait et cette envie de transmettre une vision sincère du chanvre français.
Entre culture, hash making et attachement au terroir, je vous propose aujourd’hui d’aller plus loin pour mieux découvrir son parcours, sa vision et ce qui fait battre le cœur de Vaucluse Verde. Allez, on part ensemble en savoir un peu plus sur lui.
Avant de rentrer dans le cœur de l’interview, prenons un instant pour entrer dans l’univers de Vaucluse Verde : des serres majestueuses, une lumière presque cinématographique, et ce lien intime entre l’homme et la plante qui se ressent dans chaque image.
Interview Vaucluse Verde : les premières questions à Aurélien
Question 1 — Depuis combien d’années cultivez-vous du chanvre, et qu’est-ce qui vous a motivé à vous lancer dans cette filière en France ?
J’ai cultivé mes premiers plants de chanvre en 2021. À l’époque, les génétiques disponibles ne correspondaient pas à mon niveau d’exigence. Je ne me voyais pas proposer des produits qui ne reflétaient pas la qualité que je recherche moi-même en tant que consommateur.
Passionné par cette plante et ses bienfaits depuis de nombreuses années, c’était pour moi l’occasion de mêler travail et passion, tout en restant fidèle à mes valeurs.
Question 2 — Quelles génétiques (variétés) privilégiez-vous aujourd’hui dans votre culture, et selon quels critères les sélectionnez-vous (terpènes, rendement, résistance, structure, taux de cannabinoïdes, climat) ?
La sélection génétique est l’un des facteurs les plus importants pour la réussite de notre activité. En tant que producteur en serre de type glasshouse, je privilégie avant tout des variétés adaptées à ce mode de culture.
Ensuite, j’accorde une attention particulière au profil terpénique, à la densité des fleurs, aux taux de cannabinoïdes, ainsi qu’à la structure et à la résistance des plantes.
Pour moi, sélectionner des variétés uniquement sur leur rendement n’a pas de sens : nous ne recherchons pas la quantité, mais avant tout la qualité.
Question 3 — Quels types de culture pratiquez-vous principalement (outdoor, greenhouse, light dep, indoor, permaculture, aquaponie…) et pourquoi avoir choisi cette méthode comme modèle principal ?
100 % glasshouse ! C’est pour moi le meilleur des deux mondes. Les meilleures tomates ne poussent pas sous lampe, et pour le CBD, c’est la même chose : rien ne remplace le soleil.
Cependant, la météo peut facilement altérer la qualité d’une récolte, notamment lors des dernières semaines de floraison. C’est pourquoi j’ai choisi de travailler en serre glasshouse de dernière génération, équipée d’un système de gestion de l’hygrométrie et de la température.
Cela nous permet de cultiver sous lumière naturelle tout en bénéficiant d’un contrôle climatique proche de celui de l’indoor.
Question 4 — Pouvez-vous décrire vos pratiques en matière de fertilisation et de gestion du sol ? Travaillez-vous en organique, biodynamie, permaculture… ? Quels bénéfices observez-vous ?
Organic French grower ! Comme le Port-Salut… c’est écrit dessus !
Chez nous, zéro chimique, que ce soit dans les engrais ou dans les traitements. Nous privilégions une approche organique, avec une préparation soignée du sol, l’utilisation d’auxiliaires naturels, du soleil, de l’eau… et beaucoup d’attention.
Le résultat : des fleurs authentiques, riches en principes actifs et en terpènes.
La qualité, ça se mérite.
Question 5 — Quelles sont selon vous les étapes les plus déterminantes pour obtenir une fleur de qualité premium (curing, séchage, manucure, récolte au bon timing…) ?
Toutes ! Pour obtenir une fleur de qualité premium, chaque étape est déterminante.
Faire pousser du chanvre n’est pas forcément compliqué, mais amener la plante à son plein potentiel, c’est une tout autre histoire. De la récolte au bon timing, au séchage, au curing ou encore à la manucure, chaque détail compte.
Honnêtement, j’ai beau chercher, je ne vois aucune étape qui ne soit pas importante, mais c’est sans doute lié à mon côté perfectionniste.
Quand la plante dialogue avec la nature
Chez Vaucluse Verde, la qualité d’une fleur commence bien avant la récolte.
Elle prend racine dans un environnement maîtrisé où la plante évolue en harmonie avec le vivant, entre lumière naturelle, serre glasshouse et présence d’auxiliaires précieux.
Ici, chaque détail compte : la vigueur du feuillage, l’équilibre du milieu, la richesse du sol et cette biodiversité discrète qui participe à la santé globale de la culture.
Plus qu’une méthode, c’est une philosophie : laisser la nature accompagner l’exigence du premium.
Interview Vaucluse Verde : culture, marché et vision de la filière
Question 6 — Utilisez-vous une manucure machine ou exclusivement manuelle ? Pourquoi ce choix, et quelles différences observez-vous sur le produit final ?
Nous utilisons une légère pré-manucure mécanique non agressive (comme la plupart des growers qui disent travailler 100 % à la main...), suivie d’une finition entièrement réalisée aux ciseaux.
Je te retourne la question : as-tu eu l’occasion de goûter notre production de l’année dernière, manucurée 100 % à la main, et celle de cette année avec un léger appui mécanique ? Je pense que tu pourras confirmer que nous avons gagné en qualité malgré tout. (Je le confirme que l'on est passé à un niveau au dessus sur cette dernière récolte).
Conclusion : l’utilisation de machines n’a pas forcément d’incidence sur la qualité finale, à condition de savoir les utiliser correctement. Cela n’a évidemment rien à voir avec une production industrielle entièrement mécanisée, où la qualité peut en pâtir.
Question 7 — Comment gérez-vous la pression des parasites et maladies sans compromettre la qualité et la conformité légale du produit final ?
Une bonne préparation du sol, une armée d’auxiliaires… et beaucoup de vigilance !
La clé, c’est de prévenir plutôt que guérir. La nature met à notre disposition toutes les défenses nécessaires pour protéger cette plante.
Notre rôle est avant tout d’accompagner cet équilibre, sans jamais compromettre la qualité ni la conformité du produit final.
Question 8 — Quels outils ou technologies (capteurs, automatisation, contrôle climatique, suivi hygrométrique…) sont devenus indispensables dans votre quotidien de chanvrier ?
Notre serre glasshouse, équipée d’un système de gestion de la température et de l’hygrométrie, est devenue un outil indispensable au quotidien.
Avec des saisons de plus en plus incertaines sur le plan météorologique, elle nous permet de garantir à nos clients une production de qualité constante, année après année, quelles que soient les conditions en fin de saison.
C’est un avantage déterminant par rapport à une culture en extérieur, beaucoup plus exposée aux aléas climatiques.
Question 9 — Quel est selon vous l’état actuel du marché français du CBD/chanvre ? Quelles sont les principales difficultés rencontrées par les producteurs en France (législation, concurrence étrangère, prix, contrôles, distribution…) ?
Honnêtement, aujourd’hui, le marché français du CBD, c’est un peu la foire à la saucisse. Entre les produits de basse qualité importés à bas coût et le fléau des néo-cannabinoïdes, il reste malheureusement trop peu de place pour une filière française exigeante.
C’est une filière complexe, et parfois difficile à comprendre. On peut même s’interroger sur le fait que des formations se multiplient, alors que beaucoup de producteurs peinent à vivre de leur activité.
S’il y a un conseil à donner à ceux qui imaginent encore une ruée vers “l’or vert” sans réelle expérience : mieux vaut repenser son projet. Devenir chanvrier ne consiste pas uniquement à cultiver des plantes — cela ne représente même pas la moitié du travail.
Derrière, il faut structurer une activité viable, trouver des débouchés, gérer la commercialisation… et c’est là que beaucoup déchantent. De nombreuses exploitations ne dépassent pas la première ou la deuxième année, parfois au prix de pertes importantes.
C’est clairement un métier de passion. Il faut être prêt à ne pas compter ses heures et à faire de vrais sacrifices pour se donner une chance de réussir.
Question 10 — Comment percevez-vous l’évolution de la réglementation française concernant le chanvre ? Selon vous, quels changements seraient nécessaires pour sécuriser et dynamiser la filière ?
Les institutions semblent clairement contre nous, comme le montre la tentative de taxation du PLF 2026. Pour moi, toute la filière française tient à un fil, et nous ne sommes toujours pas à l’abri d’une décision qui pourrait mettre fin à ¾ de la production dès 2027.
Selon moi, plusieurs changements seraient nécessaires pour sécuriser et dynamiser la filière :
une augmentation du seuil légal de THC à 1 %,
l’ouverture aux graines hors catalogue officiel,
le développement variétal,
et la possibilité de travailler à partir de clones.
Ces mesures permettraient aux producteurs français de gagner en compétitivité et en stabilité face aux aléas réglementaires et à la concurrence étrangère.
Laurent, le colocataire le plus productif de Vaucluse Verde
Impossible de parler de l’univers de Vaucluse Verde sans évoquer Laurent, l’orang-outan colocataire d’Aurélien.
Installé au cœur des cultures comme dans les moments de détente, il semble veiller sur la serre avec une sérénité toute particulière.
Mascotte assumée, compagnon du quotidien et témoin silencieux des récoltes, Laurent incarne à sa manière l’esprit maison : passion, proximité, nature et une bonne dose d’authenticité.
Entre deux sessions de surveillance du curing ou une pause bien méritée dans la serre, il rappelle que derrière la rigueur du travail se cache aussi une vraie aventure humaine.
Interview Vaucluse Verde : vision premium, terpènes et avenir
Question 11 — Travaillez-vous en direct avec des boutiques/plateformes ou passez-vous plutôt par des grossistes ? Qu’est-ce qui influence votre choix de modèle commercial ?
Nous travaillons aussi bien avec des boutiques physiques qu’en ligne, et nous disposons également d’un site internet pour la vente directe.
En revanche, je ne suis pas favorable aux grossistes. Notre production reste à taille humaine, et nous voulons qu’elle le demeure afin de maintenir notre niveau de qualité et d’exigence. Je préfère travailler directement avec des clients passionnés, qui connaissent et apprécient la plante, plutôt qu’avec des commerciaux qui ne regardent que les chiffres.
Question 12 — Quels sont les critères que vous considérez non négociables pour qualifier une fleur comme “haut de gamme” (visuel, densité, trichomes, odeur, terpènes, cure, taux d’humidité, culture, éthique) ?
Tous ! Une fleur premium, c’est une fleur cultivée avec passion et exigence. Aucun compromis n’est possible lorsqu’on parle de qualité haut de gamme.
La qualité d’une fleur ne se résume pas à un simple adjectif marketing : elle se mesure dans chaque détail : visuel, densité, trichomes, odeur, terpènes, curing, taux d’humidité, méthode de culture et éthique de production. Malheureusement, beaucoup en abusent par appât du gain, au détriment des vrais cultivateurs premium.
Question 13 — Avez-vous une approche particulière pour le séchage et le curing (durée, environnement, techniques) et en quoi cela impacte-t-il les arômes et la qualité finale ?
Le séchage et le curing sont des étapes absolument déterminantes dans la qualité finale.
Une récolte exceptionnelle peut rapidement devenir moyenne, voire bas de gamme, si ces processus ne sont pas parfaitement maîtrisés.
Chez Vaucluse Verde, nous avons fait le choix d’investir dans des séchoirs isolés, avec un contrôle précis de la température et de l’hygrométrie. Cela nous permet de réaliser un séchage lent et homogène, dans le respect des standards les plus exigeants.
Le curing, quant à lui, est réalisé de manière artisanale, sans recours à des boucliers terpéniques, afin de préserver toute l’authenticité du profil aromatique.
Résultat : des fleurs premium, à la texture idéale, ni trop humides ni trop sèches, riches en terpènes, collantes à souhait, et offrant une qualité organoleptique incomparable.
Question 14 — Quel rôle accordez-vous aux terpènes dans vos sélections et vos cultures ? Travaillez-vous certaines variétés pour cibler des profils aromatiques précis ?
Les terpènes occupent une place centrale dans notre sélection. Notre site comporte une page « Terpènes et bienfaits » pour les personnes souhaitant en savoir plus. Le site propose également un filtre de recherche par terpènes ou par arômes, afin d’aiguiller au mieux le consommateur.
Oui. De nombreuses variétés présentant des similitudes, il est essentiel d’effectuer une sélection aromatique rigoureuse afin d’éviter de proposer des profils trop proches les uns des autres. Il est important pour nous d’offrir des profils aromatiques bien distincts.
Question 15 — Quels projets ou évolutions souhaitez-vous développer dans les prochaines années (nouvelles génétiques, nouvelles techniques, collaborations, transformation, extraction, diversification…) ?
Il y a énormément de projets en réflexion, mais malheureusement, je n’ai pas huit bras pour tout mener de front.
Pour l’instant, l’objectif principal est de pérenniser l’entreprise afin de pouvoir investir, recruter et s’inscrire durablement sur le long terme.
Nous menons actuellement beaucoup de recherche et développement, notamment autour des génétiques et du hash making. Cette année, nous prévoyons également d’ajouter une parcelle en extérieur pour diversifier notre production.
Question 16 — Qu’aimeriez-vous que les consommateurs comprennent mieux concernant votre métier et le travail derrière une fleur de qualité ?
Beaucoup pensent que c’est un métier facile, mais c’est loin d’être la réalité. Il faut faire preuve d’une grande capacité d’adaptation et savoir composer en permanence avec le vivant. Avant tout, c’est un métier de passion.
On ne compte pas ses heures, que ce soit en pleine saison ou le reste de l’année. Derrière chaque fleur française de qualité, il y a énormément de travail, de la passion, des doutes… Comme on dit souvent : du sang, de la sueur et des larmes.
Soutenez vos producteurs locaux, ils en ont besoin !
Découvrir l’univers de Vaucluse Verde
Après cette immersion au cœur des serres, des génétiques, du travail du vivant et de la vision d’Aurélien, il est temps de prolonger l’expérience.
👉 Pour découvrir l’univers de Vaucluse Verde, explorer les fleurs, les profils terpéniques, le hash making et profiter du code promo affiché sur le bandeau, rendez-vous directement sur leur boutique officielle : www.vaucluseverde.fr
Mon Ika 🍃
Cette rencontre avec Aurélien m’a confirmé tout le respect que j’ai pour les chanvriers passionnés qui vivent leur métier avec sincérité et exigence.
Derrière chaque fleur, on ressent chez Vaucluse Verde une vraie vision du vivant, du détail et du travail bien fait.
Au-delà des serres et des techniques, c’est surtout une aventure humaine que j’ai eu plaisir à découvrir.
Merci à Aurélien pour sa transparence, son authenticité et cette immersion dans son univers.
Et vous, qu’est-ce qui vous a le plus marqué dans cette interview ?
Un petit jeux pour le plaisir?
Le petit jeu de Laurent : saurez-vous reconnaître chaque univers ?
Avant de refermer cette immersion chez Vaucluse Verde, Laurent vous propose un petit défi 😄
🕵️♂️ Le principe est simple : à vous de deviner à quelle fleur ou à quel univers du site correspond chaque visuel.
Certains indices se cachent dans les décors, les couleurs, les accessoires ou même les ambiances choisies.
🌿 Diesel, gourmandise fruitée, univers glacé, crew cosmique… chaque image semble raconter le caractère d’une variété bien précise.
Pour aller plus loin dans l’univers de Vaucluse Verde
Si vous souhaitez en savoir encore plus sur Vaucluse Verde, son univers, ses profils aromatiques et ses créations, voici quelques liens utiles pour prolonger l’expérience :