Skunk Jam #7 de Bel’Weed : revue de dégustation à l’Utillian 850
Je reviens aujourd’hui sur ma dégustation de la Skunk Jam #7 de Bel’Weed, après être passé précédemment sur la #13.
Et autant la #13 venait tranquillement cajoler les papilles, autant avec cette demoiselle #7, on change clairement de registre.
Là, on est avec une petite cochonne, aussi bien au tarin qu’en bouche 😅
Bel’Weed propose plusieurs phénotypes de cette Skunk Jam, et c’est justement ce qui rend la découverte intéressante : partir d’une même lignée et retrouver des expressions qui peuvent être bien différentes d’un phénotype à l’autre.
Pour ceux qui veulent auparavant découvrir qui se cache derrière Bel’Weed, son travail et sa façon d’aborder la culture, j’avais déjà consacré une rencontre complète à Tanguy sur le forum :
👉 Bel’Weed : rencontre avec un producteur et hashmaker fr
Allez, je ne vais pas vous faire plus de blabla, entrons dans le vif du sujet.

Aspect visuel de la Skunk Jam #7 de Bel’Weed
L’œil du Breton
Visuellement, je suis sur un bud de taille moyenne et plutôt compact, avec son charme bien à elle.
Ce sont notamment ses nombreux pistils orangés qui viennent lui donner de la gueule et apporter un joli contraste à l’ensemble.
Mais c’est surtout lorsque je pose la demoiselle sur le rebord de ma fenêtre, avec une bonne lumière naturelle, qu’elle commence à dévoiler davantage ses atouts.
À la surface, elle se montre plutôt généreuse en trichomes, bien visibles lorsque la lumière vient taper dessus.
Et entre les doigts, aucun doute, elle est bien collante la petiote.
D’ailleurs, elle ne se contente pas de laisser un peu de matière sur les doigts. Elle y laisse également immédiatement son empreinte olfactive.

Profil aromatique de la Skunk Jam #7
Le tarin du Breton
Et c’est ici que cette demoiselle commence vraiment à montrer son caractère.
Je retrouve d’abord un mélange floral et garlic, puis arrive une odeur beaucoup plus particulière qui me fait penser aux champignons et aux sous-bois humides.
Vous savez, cette odeur que l’on retrouve lorsque l’on part aux champignons à la fraîche cette remontée de terre encore humide, les feuilles au sol, l’humidité du matin et cette odeur très particulière de champignon frais.
Ceux qui ont déjà arpenté les bois à cette période devraient rapidement comprendre ce que j’essaye de décrire.
Et ce profil va devenir encore plus marqué après le passage au grinder.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Passage au grinder de la Skunk Jam #7
Une matière épaisse, granuleuse et bien sticky
Pour cette dégustation, j’utilise un grinder avec de grosses dents.
Et là, il faut lui montrer qui commande 😅
La matière accroche franchement et plusieurs tours sont nécessaires avant que j’arrive à obtenir quelque chose qui me convienne.
Une fois grindée, j’obtiens une belle quantité de matière, avec une mouture assez épaisse, granuleuse et surtout bien sticky.
Et niveau tarin, ça monte également d’un cran.
Cette fameuse note de champignon et de sous-bois prend davantage de place, tandis que le garlic reste présent derrière.
À ce moment-là, je sais déjà que la dégustation risque de partir sur quelque chose de beaucoup moins sage que la #13.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Dégustation de la Skunk Jam #7 à l’Utillian 850
Un bol volontairement moins chargé
Vu le rendu de la matière après le grinder, je me suis dit :
« Jérôme, fais pas le con cette fois-ci. » 😅
J’ai donc volontairement mis moins de matière dans le bol, sans trop la tasser.
Le but était simple : éviter de me retrouver avec un tirage trop serré et conserver une circulation d’air agréable pendant toute la session.
Pour ceux qui veulent découvrir l’appareil que j’utilise ici, mon test complet est disponible sur le forum :
👉 Utillian 850 : test complet et avis sur ce vaporisateur
À 175 °C : salin et ail cru
Je commence donc cette Skunk Jam #7 à 175 °C.
La vapeur reste encore assez légère, mais les premières saveurs arrivent rapidement.
À l’aspiration, je retrouve une attaque saline, accompagnée d’un petit soupçon d’ail cru.
Ce n’est pas doux, fruité ou pâtissier.
La demoiselle annonce immédiatement la couleur.
À 185 °C : le caractère garlic prend sa place
Je monte ensuite à 185 °C, et finalement je vais rester à cette température jusqu’à la fin de ma session.
Le tirage me convient, la vapeur est suffisamment présente et surtout le profil aromatique tient bien.
À l’aspiration, je retrouve cette trame saline et cette note d’ail cru découvertes au début.
Mais c’est surtout au relâchement de la vapeur que la mademoiselle montre vraiment son caractère.
Un retour âcre et garlic vient s’installer et reste littéralement collé au palais après l’expiration.
Clairement, celle-là ne cherche pas à faire dans la dentelle.
Pour ceux qui découvrent la vaporisation ou se demandent pourquoi j’utilise différents paliers de température, j’avais également consacré un dossier à ce sujet :
👉 CBD : vaporisation ou combustion, quelles différences ?

Ressenti personnel avec la Skunk Jam #7
Premier essai après une grosse journée
Le ressenti ne s’est pas vraiment fait attendre lors de ma première dégustation.
Mais je préfère remettre les choses dans leur contexte.
Comme je l’avais raconté dans un post de teasing sur Facebook, j’avais derrière moi une grosse journée de débroussailleuse, tonte, arrachage d’orties et nettoyage du terrain.
Autant vous dire que le soir, j’étais déjà bien rincé.
Après une seule session, posé tranquillement dans le canapé, j’ai senti arriver une détente corporelle vraiment agréable.
Je vous rassure, pas celle qui vient vous plier en quatre et vous transformer en meuble 😅
Plutôt cette sensation de venir se poser dans un petit nid douillet, avec le corps qui relâche doucement toute la pression accumulée pendant la journée.
Et ce soir-là, je n’ai pas fait un pli.
Je me suis gentiment laissé glisser dans les bras de Morphée.
Deuxième dégustation pour confirmer le ressenti
Mais justement, comme j’étais particulièrement fatigué ce soir-là, je ne voulais pas tirer de conclusion uniquement sur cette première session.
J’ai donc ressorti la Skunk Jam #7 le lendemain soir, dans de meilleures conditions.
Cette fois, deux passages au vapo.
Et j’avoue que je retrouve encore cette détente corporelle fluide.
En revanche, aucune envie particulière de dormir cette fois-ci.
Je reste lucide dans l’esprit, capable de continuer tranquillement ce que je suis en train de faire, mais avec cette impression que le corps, lui, a clairement baissé d’un cran.
Cela confirme donc assez bien mon premier ressenti, même si, comme toujours, il reste totalement personnel et pourra varier selon la personne, la quantité utilisée et le contexte de dégustation.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Mon avis sur la Skunk Jam #7 de Bel’Weed
Le verdict du Breton
Au final, cette Skunk Jam #7 est une demoiselle qui sait se montrer cochonne au tarin comme en bouche.
Son profil salin, marqué par l’ail cru, une légère âcreté, le champignon et le sous-bois humide lui donne une personnalité vraiment particulière.
On est assez loin de la douceur que j’avais pu retrouver avec la #13.
Et pourtant, derrière ce caractère bien trempé, elle possède également une autre facette.
Parce que cette cochonne sait aussi venir te cajoler tranquillement le soir, avec cette détente corporelle agréable que j’ai retrouvée lors de mes deux essais.
Et c’est justement ce contraste que j’ai apprécié.
Pour moi, ce bac d’essai est validé sur tous les points. ✅

Où retrouver la Skunk Jam de Bel’Weed ?
Pour découvrir les différents phénotypes proposés et obtenir davantage d’informations sur la Skunk Jam, vous pouvez directement consulter la présentation de Bel’Weed :
👉 Découvrir la Skunk Jam OGZ sur le site de Bel’Weed
Et si vous souhaitez poser directement une question sur la variété, sa culture ou les différents phénotypes, vous pouvez également vous rapprocher de Tanguy Belleville / Bel’Weed.
Pour découvrir une autre dégustation de son travail déjà publiée sur le forum :
👉 FlowBananaCookie #11 de Bel’Weed
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
FAQ – Skunk Jam #7 de Bel’Weed
Quel est le profil aromatique de la Skunk Jam #7 de Bel’Weed ?
Lors de ma dégustation, la Skunk Jam #7 développe un profil assez atypique autour du garlic, du salin et du floral, avec surtout une note marquée de champignon et de sous-bois humide. Une fois la fleur passée au grinder, cette facette champignon ressort encore davantage.
À quoi ressemble la Skunk Jam #7 ?
La fleur se présente sous la forme d’un bud compact de taille moyenne, avec de nombreux pistils orangés et une belle présence de trichomes à la surface. Entre les doigts, la matière se montre également bien collante.
Comment est la Skunk Jam #7 une fois grindée ?
Avec mon grinder à grosses dents, plusieurs tours ont été nécessaires. J’ai obtenu une matière épaisse, granuleuse et bien sticky, avec une belle quantité de matière et un profil olfactif encore plus marqué.
À quelle température ai-je vaporisé la Skunk Jam #7 ?
J’ai commencé ma session à 175 °C avec l’Utillian 850, avant de monter à 185 °C, température à laquelle j’ai terminé la dégustation. À 175 °C, j’ai surtout retrouvé le côté salin et l’ail cru. À 185 °C, le profil garlic et légèrement âcre devient plus présent et persistant en bouche.
Quel ressenti ai-je eu avec la Skunk Jam #7 ?
Sur mes deux essais, j’ai principalement ressenti une détente corporelle progressive, tout en gardant l’esprit plutôt lucide lors de la deuxième dégustation. Comme toujours, il s’agit de mon ressenti personnel, qui peut varier d’une personne à l’autre et selon les conditions de dégustation.
━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━━
Et vous, vous êtes plutôt quel genre de profil ?
Vous préférez les profils doux, fruités et gourmands, ou justement ces demoiselles un peu plus garlic, terreuses et cochonneries de sous-bois ? 😅
Si vous avez déjà dégusté l’un des phénotypes de cette Skunk Jam, venez partager votre expérience sous la revue. C’est justement en confrontant les tarins et les palais que ça devient intéressant.
Sur ce, Kenavo 🤙