Les Pays-Bas sont pionniers de la politique de tolérance envers le cannabis en Europe. Le « gedoogbeleid » (politique de tolérance) adopté en 1976 avec la révision de l'Opiumwet distingue les drogues « douces » (cannabis, haschisch) des drogues « dures ». Les coffeeshops, autorisés à vendre jusqu'à 5 g de cannabis par personne, sont devenus un symbole mondial de la politique pragmatique néerlandaise.
Le paradoxe néerlandais réside dans le « backdoor problem » : la vente est tolérée mais l'approvisionnement reste illégal, créant un marché gris alimenté par des réseaux criminels. En 2024, les Pays-Bas ont lancé un « wietexperiment » (expérimentation de cannabis légal) dans 10 municipalités pour tester une chaîne d'approvisionnement régulée de la production à la vente. Les Pays-Bas comptent environ 570 coffeeshops (2023), contre 1 500 dans les années 1990, et attirent un tourisme cannabique significatif, notamment à Amsterdam.