Le chémotype (ou chimiotype) terpénique définit l'identité chimique d'une variété de cannabis selon son profil de terpènes dominant. Selon Cannabis and Cannabinoid Research (2021) et Planta Medica, les analyses GC-MS ont identifié plusieurs chémotypes majeurs : type I (myrcène-dominant), type II (limonène-dominant), type III (terpinolène-dominant), type IV (caryophyllène-dominant) et type V (linalol-dominant). Cette classification, proposée par Hazekamp et al., dépasse la dichotomie simpliste indica/sativa.
Les recherches publiées dans PLOS ONE (2018) par Mudge et al. et dans le Journal of Cannabis Research montrent que le chémotype terpénique corrèle plus fortement avec les effets ressentis que la classification indica/sativa. Le myrcène-dominant tend vers la sédation, le limonène-dominant vers l'élévation de l'humeur, et le terpinolène-dominant vers la stimulation. Les laboratoires d'analyse comme Steep Hill et SC Labs utilisent désormais les chémotypes terpéniques pour classer les variétés, remplaçant progressivement les noms de variétés (cultivar names) par des profils chimiques objectifs.