L'Égypte ancienne utilisait le cannabis (« shemshemet ») à des fins médicinales et rituelles. Le papyrus Ebers (1550 av. J.-C.), l'un des plus anciens traités médicaux connus, prescrit le cannabis en suppositoires pour soulager les douleurs associées aux hémorroïdes et en fumigations pour les maladies oculaires, selon l'analyse de Manniche (An Ancient Egyptian Herbal, 1989).
Le papyrus de Ramesseum III (1700 av. J.-C.) mentionne le cannabis comme traitement ophtalmique. Des traces de THC ont été détectées dans la momie de Ramsès II (1213 av. J.-C.) par des analyses toxicologiques de Balabanova et al. (Naturwissenschaften, 1992). Le commerce du cannabis entre l'Égypte et la Mésopotamie est attesté dès 2000 av. J.-C., illustrant l'intégration précoce du cannabis dans les réseaux commerciaux méditerranéens.