William Shakespeare (1564-1616), le plus grand dramaturge de la langue anglaise, pourrait avoir été un consommateur de cannabis selon des découvertes archéologiques controversées. En 2001, le South African Journal of Science (vol. 97, n°5-6) a publié une étude de Francis Thackeray (Transvaal Museum) et al., analysant par chromatographie en phase gazeuse 24 fragments de pipes en argile trouvés dans le jardin de Shakespeare à Stratford-upon-Avon. Huit pipes contenaient des résidus de cannabis (Cannabis sativa), quatre contenaient de la nicotine, et deux contenaient des traces de cocaïne péruvienne.
L'étude, documentée par le Independent, The Guardian et National Geographic, est considérée comme solide méthodologiquement par les chimistes analytiques mais critiquée par certains historiens qui notent que les pipes pourraient ne pas avoir appartenu à Shakespeare. Thackeray cite le Sonnet 76 de Shakespeare : "Why with the time do I not glance aside / To new-found methods, and to compounds strange?" comme possible allusion aux substances psychoactives. Le Shakespeare Birthplace Trust, documenté par la BBC, ne confirme ni n'infirme ces conclusions. Si avérée, cette découverte suggérerait que le cannabis était consommé dans l'Angleterre élisabéthaine.